Par Minnamou Djobsou Ezéchiel
Dans une ambiance conviviale mais engagée, la représentation de l’ONUSIDA via son projet Afriyan, a lancé une caravane de sensibilisation destinée aux jeunes du 9e arrondissement le samedi 15 novembre 2025. Objectif affiché : prévenir les infections au VIH/Sida en misant sur le pouvoir d’influence des leaders religieux et communautaires.
Le VIH/Sida continue de frapper la jeunesse, faute de sensibilisation suffisante et d’accès aux services de prévention. C’est dans ce contexte que l’équipe du projet Afriyan, en collaboration avec l’ONUSIDA, est allée à la rencontre des jeunes de Walia.

« Nous voulons parler avec eux, pas seulement à eux », confie Ghislain Djegomdé, responsable de planification du projet. Il insiste : « Les jeunes sont la cible prioritaire, car ce sont eux les plus exposés. Il est essentiel qu’ils connaissent les risques et se protègent. »
Au fil de la caravane, les participants ont échangé sur les modes de transmission du VIH, les comportements à risque et les outils de prévention, comme le port du préservatif ou le dépistage régulier. Les pairs éducateurs, spécialement formés, ont joué un rôle clé dans cette démarche participative, en vulgarisant des informations souvent perçues comme taboues.
Les facteurs de vulnérabilité ? Ils sont bien connus : pauvreté, inégalités, pression sociale, désinformation, mais aussi absence d’éducation à la santé sexuelle. Face à cela, l’ONUSIDA rappelle l’urgence d’une éducation active et continue.
Les leaders religieux, très écoutés par les jeunes, ont aussi pris la parole. Ils ont encouragé la fidélité, l’abstinence et mis en garde contre le plaisir éphémère qui peut briser une vie.
Et pour couronner l’événement, un jeu concours autour du thème a récompensé les jeunes les plus engagés, prouvant que sensibilisation et divertissement peuvent faire bon ménage.

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