Par Minnamou Djobsou Ezéchiel
Face aux défis persistants de la lutte contre le VIH et les infections associées, le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) a tenu le 17 novembre 2025, un atelier stratégique pour revisiter et renforcer les messages de prévention destinés aux populations les plus exposées, notamment les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables.
Dans une salle réunissant acteurs de terrain, représentants d’agences onusiennes, journalistes et experts, le CNLS a ouvert un dialogue crucial : comment adapter les outils de communication aux réalités actuelles ? Comment parler efficacement de prévention, de dépistage et de traitement sans stigmatiser ni exclure ?
« Nous avons fait des progrès, c’est indéniable », affirme le Dr Annour Wadack, Secrétaire Exécutif du CNLS, dans son mot de bienvenue. Il salue notamment les efforts conjoints des partenaires, permettant une baisse de la prévalence à 0,9 % selon les données EPP/Spectrum 2024. « Mais l’épidémie ne sera vaincue que si nous parlons le langage des populations les plus exposées. »
C’est tout l’enjeu de cet atelier : réinventer les messages, les rendre plus accessibles, adaptés, percutants. Les participants ont commencé par dresser un inventaire des outils existants, pour ensuite les critiquer, les enrichir, les moderniser. Car un bon message n’est efficace que s’il trouve son public.
En filigrane, un objectif ambitieux : l’atteinte des « Trois 95 » d’ici 2030 (95 % de personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 95 % de ces personnes sont sous traitement, 95 % ont une charge virale supprimée). Des avancées sont à célébrer, mais les obstacles restent nombreux : financement instable, stigmatisation persistante, accès limité aux soins pour certains groupes.
Le Dr Annour le souligne : « Ce qui reste à faire, nous le ferons ensemble. Mais il est urgent d’adapter nos stratégies, de renforcer notre communication, et surtout, de susciter l’adhésion des communautés elles-mêmes. »
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