Quand la jeunesse s’arme contre le VIH à travers les sensibilisations à N’Djamena

 Quand la jeunesse s’arme contre le VIH à travers les sensibilisations à N’Djamena

À N’Djamena, 300 pairs éducateurs membres des organisations des jeunes ont choisi de contribuer dans la lutte contre le VIH/SIDA. Formés par l’ONUSIDA et ses partenaires, le 12 novembre au centre Don Bosco, ils s’apprêtent à porter un discours libéré, vrai et accessible, là où le silence fait encore des ravages.

Le VIH/SIDA continue d’emporter des vies, surtout parmi les moins de 30 ans. Malgré les traitements gratuits, certains malades se taisent, se cachent, refusent les médicaments, parfois jusqu’à contaminer malgré eux.

Trois cents jeunes ont été réunis pour apprendre à combattre le VIH, au cours d’un atelier qui lance un signal fort, un appel à un avenir débarrassé des préjugés et de la désinformation. L’ONUSIDA et ses partenaires ont lancé cette formation pilote pour irriguer les dix arrondissements de N’Djamena d’une nouvelle dynamique notamment, la prévention par les jeunes, pour les jeunes.

Quand la parole jeune devient un remède

Lors de la cérémonie d’ouverture, la représentante de l’ONUSIDA, a mis les mots justes sur ce choix stratégique : « La parole des jeunes est plus claire, plus directe, et surtout mieux comprise. »

L’objectif est donc, selon elle, d’installer une génération capable de relayer des messages fiables dans les écoles, universités, quartiers et espaces communautaires. Car au-delà des chiffres, c’est la force de la jeunesse qui peut réellement accélérer l’éradication du VIH au Tchad.

Des voix pour casser les mythes et semer la vérité

Durant la formation, les formateurs sont revenus sur les idées reçues qui persistent encore : les animaux ne transmettent pas le VIH, ni les moustiques, ni aucun insecte.

« Le virus du SIDA ne vit que chez l’humain », ont-ils martelé, outillant ainsi les jeunes contre les fausses croyances.

Ces éclaircissements permettent aux pairs éducateurs de répondre avec assurance aux questions parfois déroutantes qu’ils rencontreront sur le terrain.

Des résultats encourageants, et un défi à poursuivre

Le représentant du CNLS, Ibrahim Ahmet, a salué cette mobilisation, rappelant une avancée majeure : la prévalence est passée de 3 % à 0,5 %. Une baisse spectaculaire, symbole que les efforts portent leurs fruits. Pour lui, continuer à relayer l’information avec des mots simples et des visages jeunes est la clef pour faire du VIH un souvenir lointain.

Minnamou Djobsou Ezéchiel

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